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LE LOGIS D'AZIYADE
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Saint-Georges du Bois.

1491 habitants (les Georgipolitains) - 2790 hectares - altitude 45 mètres. 
 
Un petit bout d'histoire. 
 
Saint-Georges du Bois a été habité par les Xantons et les Romains, comme en témoignent les vestiges d'un théâtre gallo-romain découverts en 1976. 
La paroisse est citée en 1179 sous le nom d'Argenton dans une charte de Richard, futur roi d'Angleterre, concernant le droit de pacage de l'aumônerie Saint-Gilles dans la forêt d'Argenton. 
Elle prend ensuite le nom de Saint-Georges, saint patron de l'Angleterre dont les armées occupent longtemps la région. 
Saint-Georges du Bois s'est à nouveau appelé Argenton pendant la Révolution. 
 
Le territoire appartient d'abord aux ducs d'Aquitaine puis en 1253 à Alphonse comte de Poitiers et frère de Saint-Louis. 
A sa mort, ses terres reviennent à la couronne puis sont démembrées en 1307 en fiefs distincts : Poléon et le comté de Benon. 
La même année, le roi Philippe le Bel échange sa terre de Poléon contre celle de Rochefort appartenant à Pierre Bouchard, afin d'y construire un port de guerre, qui ne sera réalisé par Colbert qu'en 1666. 
 
Lors de la guerre de Cent ans, le territoire est envahi par les Anglais avant d'être libéré en 1373. Vers 1560, la baronnie passe aux mains des Parthenay, seigneurs de Soubise, puis en 1575 à la famille de Rohan. 
En 1636, le duc de Rohan cède Poléon et ses terres à Jean Pascault échevin et lieutenant au présidial de La Rochelle. 
 
Après la guerre de Cent ans, la vocation agricole du village se perpétue. 
Classés dans l'appellation "des bois", les vins récoltés sont envoyés dans les distilleries locales, nombreuses à Saint-Georges du Bois, qui produisent un excellent cognac. Mais le phylloxéra détruit les vignes vers 1885 et les céréales ainsi que l'élevage remplacent définitivement la vigne. 
 
En 1888, Eugène Biraud crée la première laiterie coopérative de France, qui permet aux agriculteurs de fabriquer du beurre plus facilement et de fournir un produit de qualité supérieure. 
 
Après la seconde guerre mondiale, les progrès du travail agricole et industriel, ont permis à la commune, bien que rurale, d'augmenter régulièrement sa population et de se développer. 
 
 
 
Saint-Georges autrefois. 
 
A voir 
 
L'église Saint-Georges : XVIème XVIIème XVIIIème siècles. L'église ancienne dépendance de l'abbaye de Maillezais, a été réparée dans la première moitié du XVIIème siècle. Egalement restaurée peu à peu au XVIIIème siècle, elle l'a de nouveau étée au siècle suivant, ayant souffert d'un incendie en 1844. 
L'édifice se présente comme une longue nef unique plafonnée suivie d'un choeur et de deux travées. Quelques élements de la fin du Moyen-âge témoignent encore du voûtement ancien de la nef. 
La façade a conservé son portail à deux voussures ornées de bourrelets toriques du XVème siècle, ainsi que deux niches trilobées. 
A l'intérieur, l'église renferme notamment trois autels en pierre du XVIIIème siècle et des fonts baptismaux entourés de grilles. 
 
Le château de Poléon : 
En 1638, Jean Pascault fait démolir l'ancien château féodal et construire la château actuel. 
Celui-ci comprend alors deux corps de bâtiments ; le principal subsiste encore aujourd'hui tandis que l'autre a été démoli vers 1840. 
En 1770, Jean-Charles Pascault, marquis de Poléon épouse Marie-Jeanne Coron-Dupuy, fille du seigneur de Courdault. Le château est resté jusqu'à une date récente propriété de la famille. 
 
L'ancienne laiterie de Chaillé :  
Le 13 février 1888, Eugène Biraud crée à Chaillé, la première laiterie coopérative de France. 
12 adhérents seulement apportent leur lait et la première expédition, faite à Paris, compte trois mottes de beurre : il faut alors charger le beurre sur une brouette et emprunter les voies détournées pour se rendre à la gare de Surgères afin d'éviter les railleries des quelques cultivateurs hostiles à la coopérative. 
Le succès est quasi immédiat et a un retentissement énorme dans la région. 
En 1920, les locaux de la distillerie coopérative situés près de la future gare, contruite en 1921, étant libres, la laiterie y est transférée. 
Elle a néanmoins conservé son nom de "Coopérative de Chaillé - Saint-Georges du Bois". 
Une vingtaine de personnes y étaient employées. 
L'activité de la laiterie a cessé en 1960. 
 
La Mairie : 1903, rue des Distilleries. 
 
Le Panthéon (ancienne Mairie) : XIXème et XXème siècle, rue des Distilleries. 
 
 
 
La Mairie 
 

  
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Modifié en dernier lieu le
10.06.2009